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Quelle marque a le meilleur taux de réussite à l'APK aux Pays-Bas ?

Publié le 31 août 2026 · 5 min de lecture

Un mécanicien inspecte une voiture dans un garage néerlandais.
Photo : Anefo / Nationaal Archief — CC0

L’APK (Algemene Periodieke Keuring) est l’équivalent néerlandais du contrôle technique, obligatoire chaque année aux Pays-Bas. Le RDW (Rijksdienst voor het Wegverkeer, l’agence néerlandaise des véhicules) publie ses données en open data — voici ce qu’elles montrent, marque par marque. C’est le pendant néerlandais de nos classements par marque déjà publiés pour la France (dans le Baromètre 2025) et pour le Royaume-Uni (dans l’article MOT) : aucun autre site francophone ne le propose.

Le classement par marque

Pour chaque marque, on calcule un taux d’échec moyen, pondéré par le volume de contrôles, sur l’ensemble des modèles suivis (la tranche d’âge la plus testée de chacun), après avoir refusionné les libellés que le RDW éclate à tort — « VW » et « VOLKSWAGEN » désignant par exemple les mêmes voitures. La section Pays-Bas du site suit 1 384 modèles et 84 marques, soit près de 12 millions de contrôles APK.

Le classement brut de ces 84 marques n’est pas exploitable tel quel : son sommet est occupé par des constructeurs de camping-cars (Westfalia, Weinsberg, Adria, Knaus…), peu roulants donc peu défaillants, et par des marques de supercars à quelques centaines de contrôles seulement (Ferrari, Aston Martin, Bentley). Son bas de tableau est rempli de marques disparues au parc vieillissant (Saab, Chevrolet, Daihatsu, Lancia, Rover). En s’en tenant aux marques généralistes et premium encore diffusées, avec un échantillon significatif, voici le haut et le bas du tableau :

Rang Marque Modèles suivis Contrôles analysés Taux d’échec moyen
1 Lexus 16 35 000 28,7 %
2 Škoda 14 282 600 31,8 %
3 Audi 82 447 900 34,4 %
4 BMW 162 457 500 35,5 %
5 Kia 18 502 800 36,5 %
…
Taux national APK 37,5 %
…
−3 Citroën 38 508 900 43,8 %
−2 Honda 23 107 100 44,0 %
−1 Fiat 32 447 300 45,6 %

Le taux d’échec national à l’APK, toutes marques et tous âges confondus, s’établit autour de 37,5 % — c’est le repère à garder en tête. Les cinq premières marques passent sous cette moyenne, les trois dernières nettement au-dessus : à âge comparable, une Fiat du parc néerlandais a environ 1,6 fois plus de risques d’échouer qu’une Lexus. Alfa Romeo (43,8 %, sur 52 000 contrôles) est à égalité avec Citroën ; Volkswagen, la marque la plus testée du pays avec 1,5 million de contrôles, se situe juste au-dessus de la moyenne à 39,9 %.

Une marque devance en réalité tout le monde : Cupra, à 18,2 %. Mais elle ne compte que 7 modèles suivis et moins de 6 000 contrôles, sur un parc entièrement récent — trop peu, et trop jeune, pour figurer au classement à côté de constructeurs pesant des centaines de milliers de tests.

Deux précisions méthodologiques importantes

Contrairement aux données françaises et britanniques exploitées ailleurs sur ce site, les données néerlandaises présentent deux particularités qui changent la lecture du classement :

  • Elles sont agrégées toutes générations confondues par modèle : le RDW ne distingue pas nativement les générations dans ses données publiques. Une « Golf » aux Pays-Bas, c’est toutes les Golf de toutes les époques encore en circulation, mélangées.
  • Le résultat réussite/échec n’est pas publié directement par le RDW : il est déduit. On croise les événements de contrôle avec les défauts constatés, et un contrôle sans défaut daté associé est compté comme réussi. C’est une inférence, pas un verdict pass/fail explicite comme au Royaume-Uni.

Le détail complet de cette méthode est sur la page méthodologie.

Ce que ce classement ne dit pas

Lexus est en tête, mais sur l’échantillon le plus fragile du tableau. Avec 35 000 contrôles, la marque pèse plus de dix fois moins que Škoda et quarante fois moins que Volkswagen. Le parc Lexus néerlandais est aussi récent, peu kilométré et soigneusement entretenu : autant de biais qui tirent le taux d’échec vers le bas sans dire grand-chose de la robustesse mécanique intrinsèque. Le vrai groupe de tête solide, c’est Škoda / Audi / BMW / Kia — des centaines de milliers de contrôles chacun.

L’âge du parc pèse. Le taux retenu est celui de la tranche d’âge la plus représentée de chaque modèle. Comme le taux d’échec APK passe de 23 % avant 5 ans à près de 48 % au-delà de 15 ans, une marque au parc néerlandais globalement ancien paraît en partie moins fiable pour cette raison, indépendamment de la conception des véhicules.

L’APK n’est pas la contre-visite française. Le taux national d’échec à l’APK (~37,5 %) est bien plus élevé que le taux national de contre-visite française (~19 %) : cet écart tient surtout à ce que chaque pays compte comme un échec et à la méthode d’inférence décrite plus haut, pas à une supériorité mécanique du parc français. Comparer les deux classements terme à terme demande donc de la prudence — et donne parfois des résultats opposés. Citroën, 4ᵉ marque à fort volume la plus fiable en France, se retrouve avant-dernière du tableau néerlandais. Notre comparatif international détaille ces divergences modèle par modèle, et le classement britannique applique la même méthode aux données MOT.

Explorer le détail par modèle

Le site propose une fiche complète pour chaque modèle suivi aux Pays-Bas, avec le taux d’échec par tranche d’âge et les défauts les plus fréquents, sur /pays-bas/. Le classement complet donne les 84 marques et les modèles les plus et les moins fiables.

Données sources : RDW (Rijksdienst voor het Wegverkeer, Pays-Bas), licence CC0. Méthodologie complète sur la page méthodologie.

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